Alors que le premier Projet régional de santé (PRS1) vient d’arriver à son terme et que l’ARS s’apprête à publier son nouveau document de référence dans l’organisation de la politique de santé régionale (PRS2), Marie-Hélène Lecenne revient avec nous sur cette actualité.

Quelles sont les grandes orientations de ce nouveau Projet régional de santé ?
Ce nouveau PRS a tout d’abord un caractère stratégique renforcé puisque son Programme régional de santé va s’inscrire dans la longue durée : 10 ans. Je vois deux grandes orientations : en premier lieu favoriser l’égalité d’accès aux soins et donc réduire les inégalités sociales et territoriales de santé et développer la prévention.

Vous êtes en charge de l’Autonomie, pouvez-vous nous éclairer plus précisément sur les orientations de l’ARS dans ce domaine ?
L’Autonomie concerne les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. Pour les premières, nous travaillons d’abord sur la prévention de la perte d’autonomie. En deuxième lieu, nous accompagnons les EHPAD qui font face désormais à la grande dépendance et à des personnes présentant plusieurs pathologies. C’est l’enjeu du plan maladies neurodégénératives. Concernant le handicap, nous nous situons dans des politiques résolument inclusives avec une promotion de l’accompagnement au coeur de la cité et une approche moins institutionnelle. Mais le handicap sévère exige bien entendu une réponse en établissement, un certain nombre de créations de places est programmé.

Quel regard portez-vous sur les logiques de mutualisation associative ?
Elles permettent de partager les ressources, elles sont donc génératrices de marges. Dès lors que ces margessont mises au service de l’usager, la mutualisation ne peut être qu’opportune. Mais elle est également intéressante en terme de logique de parcours (le PRS insiste d’ailleurs sur la prévention des ruptures de parcours) : mutualiser, c’est aussi mieux suivre l’usager, lui proposer plus de solutions, une adaptation constante de son accompagnement et des perspectives les plus inclusives possibles. C’est également pouvoir partager des postes experts dans certains domaines d’activité ou fonctions supports.

Quels sont les relations avec un groupement comme SAGESS ?
Ce sont des relations qui s’inscrivent en déclinaison du PRS et plus particulièrement du Schéma Régional de Santé (SRS). Comme pour tous les établissements, les contenus des CPOM vont découler des feuilles de route départementales, composantes du schéma. Nous allons demander à SAGESS de prendre en compte ce cadre départemental. Mais nous sommes en ce moment en négociation de contrat avec des objectifs d’harmonisation de l’offre, de couverture de nouveaux besoins et du territoire et d’une nouvelle approche qualité dans le domaine de la formation. L’ARS apporte de son côté des outils, le préfinancement de certaines formations, et plus globalement un accompagnement à l’atteinte des objectifs.